Débuter le gymkhana moto : découvrir et pratiquer la discipline

Débuter le gymkhana moto : découvrir et pratiquer la discipline

Tout se passe sur un parking, mais ce n’est pas du stunt. Les angles pris sont hallucinants, mais ce n’est pas de la vitesse. L’équilibre y est primordial, mais ce n’est pas du trial… C’est un peu tout ça à la fois : c’est du gymkhana moto.


Thursday January 01, 1970

Le nom de la pratique est difficile à écrire, mais son principe est facile à saisir. Le gymkhana moto, c’est l’art d’aller vite dans des portions lentes, en traversant le plus rapidement possible un parcours exigu et technique matérialisé par des cônes. Cette discipline curieuse cristallise tous les fondamentaux de la moto : la maîtrise des trajectoires, le contrôle de la machine et le sens de l’équilibre.


Thursday January 01, 1970

Très populaire au Japon, le gymkhana en est à ses balbutiement en Europe. Mais il commence à trouver ses mots et arguments pour convaincre de plus en plus d’adeptes, qui s’organisent petit à petit en championnats, bien que pour l’instant aucun pilote ne soit totalement reconnu comme professionnel. La Russie, la République tchèque, les Pays-Bas, la Pologne, la Slovaquie et le Royaume-Uni, en ont déjà fait une pratique à part entière. La France, après avoir accueilli une compétition d’importance internationale, commence petit à petit à investir la discipline, et ça paye. Comme le confirme notre expert du jour, le pilote néerlandais d’envergure européenne Bert Schuld : « Les Français ont tardé à s’y mettre, mais leur progression est exponentielle ». À vos cônes !
Carte interactive : recensement des clubs à travers le monde

Quelle moto pour faire du gymkhana moto
Une moto de gymkhana se doit d’être maniable, pour ce faire, deux principaux facteurs rentrent en compte : le poids et la géométrie (empattement et angle de chasse réduits, centralisation des masses, centre de gravité bas). Il faut également un moteur souple et réactif, capable d’offrir des réaccélérations toniques, sans trop de violence, pour ne pas trop perturber l’assiette de la moto. La garde au sol et le rayon de braquage sont deux autres critères primordiaux.
Une grosse Hayabusa pour faire du gymkhana ? Ça le fait !©FB-MotogymkhanaUK
Comment préparer sa moto pour faire du gymkhana moto
La Honda NSR 250 2-temps est la moto la plus populaire (comme celle de Bert ci-dessous), mais en réalité, on trouve de tout, de la sportive aux supermotards.
Image interactive : cliquez sur les points d’infos 

10 techniques fondamentales du gymkhana
Nous avons découvert la pratique au guidon d’une légère et fluette Kawasaki Z125, et voici les 10 techniques à assimiler – expliquées en légende des photos – pour être le plus efficace possible.
N°1 – Le regard
Plus encore que dans toute autre discipline, en gymkhana, la moto va où le regard porte. L’instructeur du jour n’aura de cesse de nous répéter qu’il faut regarder plus loin encore que là où on veut poser sa roue. Et surtout, d’anticiper chaque changement de direction trois plots à l’avance.
N°2 – Utiliser le frein arrière
Le frein arrière est quasiment exclusif au tout début. Il permet d’éviter les transferts de masse brutaux sur le train avant, inhérents à la prise du frein avant, qui ont comme conséquence de bloquer la direction. De plus, il permet d’asseoir la moto sur l’arrière, ce qui l’aide à tourner et à rejoindre la corde.
N°3 : Avoir une gestion des gaz fine et douce
Etre souple et doux avec les gaz évite le phénomène de basculement et de changement d’assiette de la moto, qui, de la même manière que les freinages secs de l’avant, causent des transferts de masse perturbant la maniabilité.
N°4 : Avoir une gestion des leviers de freins progressive
De la même manière que pour la gestion des gaz, il faut être délicat avec le freinage afin de sauvegarder une assiette la plus neutre possible.
N°5 : Avoir une position toujours dans l’axe de la moto
Le premier réflexe lorsque l’on commence à mettre beaucoup d’angle, est de décaler le buste comme sur un supermotard, comme ci-dessus. A défaut de vraiment vous rassurer, cela va surtout empêcher la moto de tourner aisément, puisqu’au lieu d’accompagner la prise d’angle, vous la retenez.
N°6 : Maîtriser le contre-braquage
Le contre-braquage est essentiel pour les changements de direction rapide. Il permet de basculer la moto d’un angle à l’autre très rapidement.
N°7 : Savoir trajecter
La règle première pour prendre de la vitesse en virage, c’est d’utiliser le plus d’espace possible et d’arrondir les courbes. En gymkhana, il faut faire exactement l’inverse et chercher à réduire la circonférence des virages et utiliser les trajectoires les plus serrées possible.
N°8 : Mettre le guidon en butée
Il s’agit de la technique de pilotage la plus importante du gymkhana. « Elle s’acquiert à force de pratiquer et il n’y a pas réellement de mode d’emploi », explique Bert. Mais il y a un secret : la lenteur, plus vous irez lentement, plus ce sera facile.
N°9 : Savoir mettre de l’angle en allant doucement
“Open your mind ! It’s possible“, répète l’instructeur. Il est vrai que de jeter une moto sur de tels angles sans vitesse est assez antinaturel. Mais la physique le permet, certains posent le coude à des vitesses bien inférieures que celle pratiquées en Grand Prix…
N°10 : Ne pas avoir peur de tomber
Préparez-vous à tomber, car l’objectif du gymkhana est de flirter avec les limites d’une moto… Heureusement, elles sont plus facilement atteignables psychologiquement grâce aux basses vitesses pratiquées.
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Thursday January 01, 1970

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